30 juin 2008
Compte rendu du Furia Sound Festival 2008, de mon modeste point de vue.
Hier à la même heure je pionçais devant les Wriggles... et avant-hier j'attendais devant les portes du festival, le Furia Sound Festival 2008 allait enfin commencer.
Au programme cette année, pas mal de groupes, dont 4 que je connaissais vraiment. Tous les autres, j'allais soit les découvrir avec attention, soit ne même pas dénier m'approcher à moins de 150 mètres pour les entendre.
Je vais donc faire un bref compte-rendu des concerts auxquels j'ai assisté, pour certains ca ne sera que quelques mots, étant incapable de critiquer le concert d'un groupe dont je ne connais pas la musique, et encore moins les références.
Samedi 28:
The Mantis: Premier groupe du festival, passant à 14h50, dans la scène 3, scandaleusement petite, et placé sous un chapiteau. Ce système n'avait pour seul avantage que de recréer l'intimité des petites salles. Dans la liste des défauts, on pourrait mentionner le son plus que merdique qui en sortait. Je ne connais pas les vertus acoustiques des chapiteaux, mais lorsque tous les groupes qui y passaient avaient un son de repet dans ma cave, il ne reste plus qu'à accuser l'ingé son ou le chapiteau. De plus, le principe d'un festival, c'est que les gens qui viennent pour découvrir un groupe se posent un peu plus loin, ce qui leur garantit un bon son et une vision générale sur la scène. Vous vous doutez bien qu'avec un chapiteau en plein milieu, on ne voyait pas la scène et on n'entendait pas très bien non plus. Ne restait dans le chapiteau que les fans et quelques autres qui pouvaient encore rester debout (en fin de festival). Parlons de The Mantis, un duo de mecs de 17 ans. Du garage au son dégueulasse, des pauses punks, de l'arrogance et de la nonchalance travaillées. Que dire? de loin c'était pas trop mal. De près ca faisait un peu pitié, au bout de 3 chansons ca brisait les couilles. Le son y était pour beaucoup, parce que je trouvais leur myspace pas mal.
Pilot : Un groupe que j'avais repéré avant le festival, pour leur musique innovante et très originale, sorte de mix entre Blonde Redhead, Sonic Youth et une partie rythmique à la Velvet, avec pas mal d'électro, des ambiances enfantines. Le début fut mitigé, personne n'était vraiment chaud, et puis il a fallu du temps à la fosse de comprendre où ils voulaient en venir. La voix de la chanteuse est assez particulière en live... ca a quelque peu perturbé le public. Mais au bout d'un moment, l'ambiance est montée, à partir de "mantes religieuse". Au final, un bon concert, et une des bonnes surprises du Furia.
Coming Soon : comme on le disait, c'est de la musique de "queue pour la bière", un truc pour les gamins, pas de grande originalité, même pas de la bonne musique, du pop rock rythmée par des percussions africaines, une musique bancale, un chant nasal assez insupportable, des musiciens assez bof. Désolé, mais l'âge ne pardonne pas. Je me demandais pourquoi, avant leur concert, il n'y avait que des gosses de 13-14 ans, j'ai compris pourquoi.
A cause de ce putain de système de jetons pour les bieres et de gobelet à acheter, je n'ai pas pu voir sherkan, mais j'ai pu entendre que c'était une copie française de Slipknot et de KoRn, bref je me serais bien amusé.
Stars : musicalement c'était assez sympa, puisque la musique de ces canadiens ressemble un peu à du Arcade Fire, les chansons parlent d'amour, à chaque fin de chansons le bassiste jetait des roses sur le public, certaines de leurs chansons étaient énergiques et l'alternance de la voix féminine et masculine était efficace. Au niveau du son, c'était assez horrible: la basse et la grosse caisse étaient 10 foix plus fortes que le reste, ca faisait vibrer mes timpans et ca m'a foutu un mal de tête qui m'est resté jusqu'à la fin.
Mademoiselle K: une des têtes d'affiche. Je n'attendais rien d'elle, et j'y suis allé par curiosité. Cependant, dans l'ensemble j'ai bien aimé. Je crois que ca vaut le détour, c'est du bon rock aux riffs énergiques, sans prétentions. Les paroles sont biens, la voix de Mademoiselle K est sympa. Non vraiment, c'était pas mal. Peut-être un peu répétitif.
Black Rebel Motorcycle Club : c'était principalement pour eux que j'étais venu au Furia, et j'en suis sorti un peu déçu. Le son n'était pas bon, surtout au niveau des barrières puisqu'on n'entendait pas le chant. J'aurais sans doute du mettre mes bouchons mais bon. Ils ont surtout joué leurs chansons garage/noise de 3 de leurs albums et ont laissé de côté le blues/folk de Howl, il me semble d'ailleurs qu'ils n'ont joué de cet album que Shuffle Your Feet en version bien plus noise. L'ambiance était assez énorme dans la fosse, tout le monde s'agittait. De loin le concert le plus énergique que j'ai assisté du Furia. Bon, les BRMC sont arrivés, ont joué leurs chansons et se sont cassés. Le concert ne m'a paru très long, et d'ailleurs le fait d'avoir joué sur la scène 2 prouve qu'ils n'étaient pas une tête d'affiche du festival, s'ils avaient joué sur la scène 1 à la place des BB Brunes, le concert aurait été meilleur sur tous les plans.
BB Brunes : Sur la scène 1, trois B brillaient hypement. Je ne suis pas resté longtemps pour les BB Brunes, parce qu'ils empietaient sur le concert de BRMC et parce que tout le monde allait voir le Peuple de l'Herbe qui débuttait avant la fin de leur concert. Juste le temps de faire les cons dans la fosse avec notre banderole "C NOUS". En effet, on avait promis à Adrien (on a son n° de portable), qu'on rammenerait une banderole pour qu'il puisse nous reconnaître. Et il nous a bien reconnu, il nous a même dédicacé "Dis-moi" : " cette chanson est dédicacée à nos potes à la banderole". Joie. Enfin bon, toutes les conneries m'empêcherent de me pencher vraiment sur leur concert, mais j'en avais pas vraiment envie en fait. Après que tout le monde soit partie (par exemple, Blaise et Thomas se sont fait prendre par les vigiles parce qu'ils avaient balancés des tomates), qu'un vigile nous a arraché notre banderole des mains, le concert n'avait plus trop d'intérêt. Bon, BB Brunes c'est assez énergique en live, ils ont repris assez correctement "I Bet You Look Good On The Dancefloor" des Arctic Monkeys, ils ne se sont pas laissés impressioné par tous les mecs qui les huaient, même si au final ils n'étaient pas nombreux.
Le Peuple de l'Herbe : groupe que je ne connaissais pas du tout, simplement parce que ce n'est pas mon genre. Cependant j'ai trouvé ca pas mal, on a même dansé bizarement. J'ai pas grand chose à dire de plus, la musique est sympa, les lignes de basse sont assourdissantes , au bon sens du terme, sympa quoi.
John Butler Trio : Dernier groupe du samedi sur la scène 1, la tête d'affiche du festival. C'était vraiment le meilleur concert du Furia. Il a duré plus d' 1h30, (sans la première partie), ils ont joué leurs meilleurs chansons, le son était génial, tous les musiciens ont fait des solos énormes confirmant leur niveau de virtuose. Mention spéciale au batteur qui nous a fait 2 solos, le premier d'1/4h et le second avec John Butler. Vous imaginez bien que le batteur que je suis fut comblé et remarqua qu'il avait encore une longue route à parcourir.
Après ce concert, il était temps de rentrer au camping où une longue nuit sans sommeil nous attendait.
Dimanche 29
La programmation ne nous annonçait pas une belle journée. De ce deuxième jour, je n'attendais que Comets On Fire et Stereophonics (que je connaissais peu). Aaron ayant annulé son concert. On était assez loin du dernier jour de l'année dernière où il y avait Queens Of The Stone Age et Sonic Youth.
Les Wriggles: Ils passaient à la mauvaise heure, l'heure où tout le monde avait envie de dormir. Sous un soleil de plomb, ils s'apprétaient à jouer leur musique que je trouvais plutôt soporifique. En fait non, leur concert fut assez marrant, même si ca ressemblait plus à du spectacle avec des blagues. Les Wriggles quoi. Ils ont joué des chansons que je connaissais, comme Poupine le lapin et Julie la ptite Olive en guise de rappel. En définitive un bon concert, agréable à écouter, sur lequel je pus me reposer.
Il y eut un grand vide, dans lequel j'ai quand même assisté à un bout de Coheed and Cambria, un seul mot à dire : bof.
Les Cowboys Fringants : groupe que je ne connaissais que de nom, j'avais du écouter deux-trois chansons d'eux. Donc je m'étais posé sur la colline pour regarder le concert de loin. Au fil des chansons festives et énergiques, et malgré ma fatigue, je me trouvais con à rester assis alors que c'est le genre de musique faite uniquement pour "faire bouger la foule". Alors j'ai levé mon cul et je suis allé dans la fosse. Au final , un très bon moment, des chansons sympa, énergiques, festives par l'utilisation du violon et de l'accordéon et améliorées par l'accent québecois.
Fancy : un des groupes que j'avais plus ou moins retenu avant le furia, et je crois que j'ai été le seul à trouver ca pas mal. Des mecs comme nico se sont foutus de la gueule de leurs chansons alors qu'au fond, elles n'ont pas grand chose à envier à des groupes comme The Yeah Yeah Yeahs dans leur côté hystérique. Ok, ca n'a rien d'original, c'est sympa mais sans plus. Pas le genre de groupes que j'écouterais chez moi. Cependant, c'est du glam, le chanteur à la voix ultra-féminine a le même look que les New York Dolls, leur musique est rock'n'roll, le tout étant super cliché, glam oblige. Enfin, passons.
Kaolin : je ne connaissais d'eux que l'insupportable Partons Vite, single pop mieleux passé en boucle et qui ne donne pas envie de découvrir Kaolin. J'ai été donc assez étonné de le voir sortir des riffs noise. A part dire que ce groupe maîtrise assez bien le pop rock, il n'y a rien à dire de plus. Les compositions n'ont rien d'originales, les paroles en français ne collent pas, à mon sens, à leur musique très inspiré par le rock anglais. Et il a fallu écouter leur chanson aux paroles en anglais pour s'en convaincre. Le tout reste également très répétitif, pas à la hauteur de leur succès.
The Heavy : groupe que je n'ai pas vu longtemps parce qu'on y est allé au départ que pour poursuivre les deux pandas, qu'on a retrouvé au milieu de la fosse de The Heavy, ensuite on a tous ressenti le besoin de nous poser dans l'herbe. C'est pourquoi je n'ai pas écouté avec attention. Toujours est-il que j'ai trouvé le groupe vraiment bon, les chansons étaient inspirées, la 2nd chanteuse donnait au tout un côté soul très sympa, la ligne de basse ressortait bien. Un groupe qu'on devrait revoir dans pas longtemps parce qu'ils le méritent.
Stéréophonics: Une autre tête d'affiche. Du rock efficace et electrique, vraiment bien. Je crois que je vais me pencher plus attentivement sur ce groupe que je connais depuis longtemps sans pour autant connaître leurs chansons. La scène 1 étant la seule où il y avait un bon son, le concert fut réussi. Par contre, j'ai trouvé le public blasé, et ca s'applique à presque tous les concerts du Furia. On ne me fera pas croire, en tout cas, que personne n'est venu au furia pour voir stéréophonics.
La fin du festival se faisait sentir, Diane et Axel était déjà partis après les Cowboys Fringants. Je sais en tout cas qu'Axel a trouvé que cette édition 2008 du Furia était pourrie. Je ne connais pas ses raisons, vous lui demanderez, ou peut-être écrira-t-il un commentaire, s'il lit ma chronique. En tout cas, on se dirigeait vers la scène 3 où allait se dérouler le dernier concert que j'attendais, comets on fire, que je vous ai déjà présenté sur ce blog. On croisa tout plein d'émos et de petites poufs qui allait vers Panic at the Disco. J'aurais aimé assisté à ce concert, mais la programmation était décidemment bien mal foutue.
Comets On Fire : putain de scène 3, je me disais bien qu'il y aurait un son de merde. Malheureux ceux qui n'avaient pas prévus des bouchons, ils eurent les oreilles explosées. J'avais essayé de saucer les gens pour aller à ce concert, sans véritable succès. Seuls Gab, François, Pierre et moi sommes restés sous le chapiteau pendant toute la durée du concert. Car il fallait avoir du cran pour y rester. J'avais l'impression d'assister à un concert de potes. Seuls 3 personnes bougeaient, pas plus de 20 personnes restaient sous le chapiteau (soit moins que pour un jarjar fest), je pensais que les Comets On Fire étaient assez connus pour aller sur la scène 2, je me suis trompé. Ils l'auraient mérité. En tout cas, ce qu'ils n'ont pas mérité, c'est le son de merde de la scène 3. Je ne sais pas quel était leur état pendant ce concert, ils avaient l'air assez allumés. Ils ont eu également la mauvaise idée de jouer leurs chansons les plus noise et stoner, ajouté à ceci un son bien immonde, vous obtenez un groupe bien peu facile d'accès pour quelqu'un qui n'a pas été initié à la musique de Comets On Fire. Dans le lot, ils ont joué The bee & the crackin egg, Jaybird, Dogwood Rust et The Swallow's Eye. Même jaybird, au son assez net, ne passait pas sur la scène 3 et ressemblait au premiers abords à une bouillie de notes. Vous imaginez ce que ca a donné pour d'autres chansons bien plus délirantes et crades. Les chansons plus calmes et accessibles comme Lucifer's Memory ou Hatched Upon The Age auraient passé comme du petit lait. Peu importe au final, le son était merdique, un point c'est tout. Le chant, déjà en retrait sur les albums, ne passait même pas. Ce fut le massacre lorsqu'il était filtré par des effets. Personnellement, j'ai trouvé leur jeu assez énorme, encore plus délirant que sur les albums, mais à ceux qui pensaient que ce n'était que de l'improvisation, ils sont restés assez fidéles aux chansons des albums. Le son étant trop gras et trop lourd, il a assomé tout le public qui , une fois les chansons (faisant toutes plus de 10 minutes) terminées, ne savait pas comment réagir. Quelques clapements, un woooh poussé par moi, quelle injustice. On écoutait Comets On Fire, c'était pas The Mantis merde. Ils sont grands, ils partaient loins, leurs albums sont géniaux. Léonard me dit à la fin "comets on fire c'est lourdingue", pourtant leur délire n'est pas plus délirant que ceux de QOTSA dans des chansons comme You Can't Quit Me Baby ou I Think I've Lost My Headache, leur son n'est pas plus crade que celui de Kyuss, mais il connait pas, tout simplement. Il fallait être initié. Ils ont préféré jouer leurs chansons crades et folles, ils l'ont assumé. Ils sont arrivés , ont joué 40 minutes, ont ponctué la fin de leurs premières chansons par des "Thank You". Puis, à la vue du peu d'engouement du public, ils n'ont plus rien dit. A la moitié du concert, le chanteur demande combien de temps il reste au guitariste, celui-ci répond "20 minutes". Alors que dire? décevant parce qu'ils sont restés sur leurs chansons crades, pensant peut-être que ca serait plus efficace en live. Erreur. Peut-être qu'ils n'avaient pas de piano leur permettant de jouer leurs chansons plus douces. Mais Comets On Fire, c'est pas du stoner, écoutez les albums, le son est bien plus net, la batterie est plus subtile et jazzy. Pourtant le batteur frappait comme un taré... hmmm. Je persiste à dire que c'est la faute de la scène 3.
Le furia n'était pas fini, il restait quelques trucs, dont cet enfoiré de Cali. On est donc parti dans un état de fatigue extrème. D'autres ont préféré resté pour une dernière nuit. C'était à ce qu'il parait "trop bien", mais moi j'ai dormi et je travaille demain.
01 décembre 2006
Live Report : DRAGONFORCE
On sort du cadre de la chronique CD pure pour parler d’un sujet different, bien que toujours lié à la musique : le concert. Et il ne s’agit pas là de n’importe quel concert mais du concert. Le vrai. Le concert d’anthologie. Celui auquel quelques veinards, dont votre serviteur, ont pu assister. Je parle du live de Dragonforce à la Locomotive le 11 novembre.
Chronique d’une soirée proche de la perfection…
Devant la salle, tout le monde semble content d’être là et ils ne savent pas encore à quel point ils ont raison… Quelques minutes plus tard, les portes s’ouvrent finalement et nous entrons. Quelques achats de T-shirts pour se mettre dans l’ambiance et nous pénétrons finalement la fosse ou les badauds se pressent en prévision de l’arrivée du premier groupe de la soirée : Firewind. Ils ne se font que peu attendre et pénètrent la scène sous l’accueil étonnement chaleureux du public parisien pour une première partie. Mais dès que la musique commence, on comprend vite que beaucoup se sont déplacés en partie pour les voir eux aussi. Je ne connaissais que peu ce groupe et leur prestation m’a franchement donné envie de les connaître un peu mieux. Chaque morceau est une hymne heavy-metal brillament executé par des musiciens talentueux. Le chanteur au look de chanteur de pop parvient à mettre l’ambiance à grand renfort de « We are very happy to be here tonight in Paris » et de « Scream !! I can’t hear you! Great!”. Tous les clichés du heavy y passent mais ca fonctionne vraiment et l’ambiance est vraiment sympa. Quelques pogo démarrent même ainsi que des slams mais qui restent encore marginaux.. Après un set de 40 minutes, les musiciens quittent la scène sous des applaudissement mérités. La soirée commence sous les meilleurs ospices.
A suivre un groupe qui m’est déjà nettement plus familier : Manigance. C’est avec un réel plaisir que je les découvre sur scène. C’est içi qu’on comprend la réelle force des paroles en français : une grande partie du public connaît les chansons et les refrains sont tous repris en cœur par des parisiens qui jouent définitivement bien le jeu. Le set est essentielement concentré sur le nouvel album et on ne pourra que déplorer l’absence du fameux « Messager » qui nous a tant fait triper. Musicalement, c’est très propre et le son est pas mauvais du tout. Les musiciens semblent heureux d’être là malgré une présence scénique légèrement effacée. Mais rien de grave cela dit. Dans la fosse, l’ambiance bat encore son plein et là aussi pogos et slams éclatent de tout côtés. Après 40 minute de prestations, le groupe quitte prestament la scène, sous les applaudissement encore une fois, et laissent place au staff qui prépare tout pour LE groupe de la soirée. Outre la préparation classique des instruments, on voit apparaître des accesoires quelques peu étonnant : un promontoir sur le devant de la scène,des pieds de micro avec porte bouteille et une paille ou encore un trampoline ! Je ne connais pas le nombre de gorupe qui en utilisent un en concert mais ca doit se compter sur les doigts d’une main… Après un petit moment d’attente la scène se dévoile avec en son centre un compte à rebour durant lequel passe l’intégralité de « Reign In Blood ». La chanson fini, le groupe entre enfin en scène. Dès le premier titre, on comprend que le concert va être exceptionnel. Le groupe est absolument déchainé et met le feu. Les deux guitaristes passent leur temps sur le devant de la scène ou sur le promontoire, du haut duquel ils sautent à chaque break. La prestation ressemble un peu à un melange entre un concert de metal et une competition de cheerleading… Excellent ! Dans la fosse, les parisiens sont absoluments déchainés et les pogos se font de manière ininterrompu. La foule est compacte ce qui veut bien sur dire… SLAM ! On est bien loin des trois slams du début. A ce moment de la soirée, il y a toujours au moins trois personnes en l’air. D’autant plus que les gens ne cessent de grimper sur scène pour se jeter dans la fosse.
L’ambiance est donc excellente et le groupe est en réelle communion avec son public. On a presque l’impression d’assister au concert d’un de ses potes ! Les membres du groupes passent leur temps à se vanner, pousser, frapper… toujours de bonne humeur. On a rarement l’occasion de voir un groupe se faire aussi plaisir sur scène ! Ils sont tous déchainés, notament le clavieriste complètement allumé qui donnait l’impression d’être shouté à l’exta. Cela s’est encore plus fait remarqué lors d’un solo de clavier d’anthologie où on a pu comprendre la démesure de sa folie, aussi bien dans la musique, completement barrée, que dans les gestes (saute tout le temps, joue avec les dents…). Excellent !
Musicalement, l’execution est parfaite de la part de tout les musiciens qui vous envoient dans la geule des parties d’une technicité extrême comme s’il s’agissait d’un vulgaire exercice de gamme… Déconcertant ! Le batteur, bien que discret derriere son imposante batterie, ne mollit pas pendant tout le set et les blast et la double ne discontinuent pas. La paire de guitariste effectuent leur duels avec brio, en réelle complémentarité. Le bassiste (français !), quand à lui, est vraiment dans le trip et joue tout en blaguant avec ses potes et le public. Seul le chanteur, très bon au demeurant, est malheureusement légèrement sous mixé et on ne l’entend pas tojours très bien. Mais cela ne nous empêche absolument pas de reprendre en cœur les « wooooohooooowowooooo » présents dans à peu près toute les chansons. Cela ne l’empeche pas non plus de parler avec le public, de raconter des conneries, culminant parfois à des sommets lorsque, regrettant qu’ils n’y ait que des mec qui monte sur la scène, invite les nanas à monter aussi… Ce sera cependant encore un mec qui montera à ce moment et le chanteur le poussera de la scène en lui criant que ce n’est pas une fille. Vous voyez, ce gere de connerie… Mais qui font vraiment marrer ! (surtout que le mec s’est vraient explosé !)
Le concert se déroule donc dans cette ambiance de folie et bonne enfant. Mais la fin du concert se rapprochant, le public s’est encore plus laché et lors de la dernière chanson et pas des moindres (Through Fire And Flames) , c’est à une véritable invasion de la scène à laquelle nous assistons et, mieux , nous participons ! Tout le monde pouvait monter, et je ne me suis bien sur pas privé ! C’est ainsi que je me suis retrouvé face à toute la fosse, headbanguant et hurlant ! J’ai même foutu un coup de vibrato sur la guitare d’Herman Li qui, a ce moment là, se souciait plus de faire kiffer le public que de jouer convenablement. On s’est tous jeté dans la fosse pour redescnendre et assister au final du concert, à savoir au moins 20 persnnes du public faisant les cons avec le groupe. Herman Li a même passé sa guitare à une fille pour qu’elle joue dessus. 1000 personnes jalouses ! Le groupe sert la main de toute la monde, embrasse ou prennent des gens dans leur bras, refile médiators, bouteilles, baguettes et autres accesoires…
C’est donc bel et bien à un concert de folie que nous avons assisté et qui est passé à une vitesse folle ! Le groupe était en transe et le public conquit. Que demander de plus ? Les revoir bien sur ! Dragonforce s’étant imposé comme un groupe de scène majeur. Et ce n’est désormais plus à prouver !
