MUSICHRONIQUE

des chroniques musicales ...

25 mai 2009

Phish-Billy Breathes

Petit Poisson Deviendra Grand...billybreathes

Conscient de le perte critique de popularité dont fait preuve ce bon vieux blog qu'est musichronique, j'ai décidé de me joindre moi aussi à la fête et d'apporter mon soutien pour dépoussiéré tout ça!!Le choix de la chronique fut difficile, étant nouveau au sein du blog je me devais de faire mes preuves auprès des grands gourous! J'ai finalement choisi l'album Billy Breathes du très talentueux groupe: Phish.

Alors Phish, c'est quoi? Effectivement ce nom ne reviens pas souvent dans les conversations d'amateurs de musique, du moins au niveau de la France, ou le groupe est quasi méconnu. Pourtant il s'agit surement là d'un des groupes les plus talentueux des années 90. Revenons un peu en arrière, nous sommes en 1986 à l'université de Burlington, dans l'état du Vermont aux USA, c'est là que vont se rencontrer 4 jeunes amateurs de musique, à savoir Trey Anastasio (Chant/Guitare), Page McConnelle(pianno/orgue/voix), Mike Gordon (Basse/chant, et accessoirement leader du groupe) et Jon Fishman(Batterie). A leurs débuts, le groupe jouait dans différents bars, avec comme philosophie motrice "faire de la musique tout en s'amusant". Au cours des années 90 Phish était l'un des groupes les plus important de la scène américaine, véritables "petits chouchous" de David Letterman qui les invitait très régulièrement a participer a sa fameuse émission "The Late Show". Étrangement, le groupe n'eut pas le même succès en Europe, on était alors en plein mouvement Pop/rock...

Je vous entends déjà:"Oui,oui c'est bien beau tout ça, mais au final il ne nous a toujours pas éclairé sur le fond de la question le pti' nouveau!" J'y arrive ne vous inquiétez pas! Ce groupe pourrait être qualifié de jam band, principe qui consiste a jouer sur scène en prenant des risques, en laissant une part très très importante a l'improvisation, illustré par des solos a rallonge, et des jams de plus de 3heures (oui mesdames!!! ça c'est de l'endurance!!!) Plus concrètement, et d'un point de vu musicale, le style de Phish est très difficile a définir, même moi, qui suit un grand fan, je ne pourrais pas répondre a cette réponse fatidique qui est: "Mais Phish c'est quoi???" Afin de nous éclairer on pourrait se baser sur les paroles de Mike Gordon qui, lors d'une interview, qualifiait sa musique d'un mix entre bluegrass, latin, rock, funk, classique, jazz, hard-core, broadway(?!)...

Revenons à l'album, Billy Breathes est probablement la plus belle perle que nous ai offert Phish, marquant une véritable scission avec leurs albums précédents. En effet il s'agit la de leur œuvre la plus accessible, finit les solos interminables d'1/4 d'heure, ou les impros accentuées free jazz! Juste une incroyable collection de très belles chansons, toutes très accessibles.Cet album fut un déclic pour le groupe, leur ouvrant de nouvelles portes, un mode d'expression différents de leurs précédents Lives.

Pour conclure je mettrai un 19/20 bien mérité, cet album est incroyable, à la frontière entre plusieurs styles musicaux, il nous offre un excellent apperçut de l'univers "phish". Encore aujourd'hui il doit s'agir d'un des groupes qui m'influence le plus, ils étaient en avance, tout simplement......

Posté par blaich à 01:00 - Chroniques - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


06 février 2009

Battles-Mirrored

battles_mirrored

Me voilà en vacances après ma période de travail, c'est pourquoi je n'ai pas pu alimenter musichronique durant tout ce temps.

Le choix de la chronique fut difficile, j'avais tout d'abord pensé à chroniquer un album de nu-rave (klaxons & co)... mais ce style ne m'inspire pas plus que ca, à part quelques (très) bonnes chansons.

Je décidai ensuite de m'attaquer à Foals, groupe bien plus inspiré mélangeant toutes sortes de styles, passant du math rock à la nu-rave plus hype (décidemment) aux relants un brin jazzy. M'intéresser à ce groupe, que je connais depuis le fameux épisode de skins "secret party", m'ammena à découvrir plusieurs groupes dans de nombreux styles différents (je suis même allé jusqu'à Mr. Bungle du mythique Mike Patton, j'en reparlerais surement).

Parlons donc du math rock, puisqu'il est désormais question de ca. Qu'est-ce que c'est? style à la frontière du metal,rock prog et du jazz, il utilise des mesures asymétriques et autres contre temps, ce qui donne quelque chose d'incroyablement technique, complexe et peu évident (voire contre-nature). On écoute donc des rythmes qui partent souvent en 13/8 pour revenir en 7/4, hallucinant.

Au niveau de la musique elle-même, ce sont des rythmes de batterie assez compliqués et puissants, toujours un peu jazzy. Comme le math rock est surtout caractérisé par la complexité de son rythme, ce sera la batterie qui occupera le centre des morceaux.  Plusieurs guitares jouent des suites de notes aigues qui se superposent et se complétent, cette manière de jouer symbolise pour moi le plus le math rock, cette précision chirurgicale dans le jeu de guitare, aucune note ne dépasse. Provenant essentiellement du metal progressif, les groupes créateurs de ce style, comme Don Caballero, utiliseront par moment des riffs assez hard. D'où la puissance de la batterie.

Battles est le phénomène de l'année 2007, son album Mirrored est un ovni. Mélangeant du math rock pur (le guitariste joue d'ailleurs dans Don Caballero) à un electro expérimental à la Aphex twin, Battles reste cependant accessible à la première écoute. Les grilles de guitares sont séquencées et se posent les unes sur les autres de manière orchestral pour déboucher à un son extrèmement riche, où chaque instrument (guitares, basse, machines et nombreux effets) ajoutera sa pierre à l'énorme édifice. Battles inclut même du chant à ses chansons, mais avec des voix modifiées (Atlas, Leyendecker..) ou des sortes d'onomatopées (Tonto), un peu comme Fantômas (Mike Patton) où le chant est considéré comme un instrument de plus (sans paroles).

Ne croyez pas que Battles, de par la complexité de sa musique et ses bidouilles electo-expérimentales, est inaccessible à tout amateur de rock 4-4 sans prétention (comme je le disais). Ecoutez Atlas, Tonto, Tij, Race In et Race Out. C'est dans ce sens que Battles rejoint Foals: dans l'efficacité de leur musique, utilisant le principe du math rock pour trouver des mélodies simples et accrocheuses à l'aide de toutes ses guitares aigues superposées.

18/20 sans déconner, c'est le groupe à écouter. Leur style est totalement novateur et inspiré, et en ces temps de revival (et parfois même d'imposture!), ils prouvent que le rock n'est pas borné à revenir constamment en arrière.

sur deezer, il n'y a que des chansons venant de leurs Eps, excellents par ailleurs, je vous conseille de commencer par TRAS (un bon ptit riff à tendance métal)

http://www.deezer.com/#music/artist/1198

deux vidéos, remarquez comme ils sont impressionants en live:

http://www.youtube.com/watch?v=VSkU5GJmtXc (atlas)

http://www.youtube.com/watch?v=1LLAN29W-4w (clip de tonto).

Posté par optimistic à 00:33 - Chroniques - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 novembre 2008

METALLICA - Death Magnetic

death_magnetic
5 ans après St Anger, Metallica revient enfin. On peut dire qu'ils savent nous faire languir... Et si les attentes des metalleux vis à vis du plus grand groupe de métal de tout les temps ne sont plus ce qu'elles étaient, pas un n'a pu échapper à leur nouvel album.
Un nouvel album de Metallica c'est comme une eclipse de soleil: ça arrive pas souvent et on veut en profiter.  Et dans l'ensemble, on en profité. Sans obtenir d'emblé les mêmes louanges que Master Of Puppets (faut pas rêver non plus), cet album marque la réconciliation du groupe avec les fans. Enfin Metallica refait du bon vieux trash comme au temps béni de leurs albums cultes! Fini les errements blues de Load, rock de Re-Load ou on sait pas trop quoi de St.Anger, Metallica revient à ce qu'il sait faire et on est content. Mais pas moi.

Ce n'est ni par volonté de me démarquer de la masse ou de faire mon fin gourmet mais cet album m'a affreusement laissé sur ma faim. Qu'on aime ou surtout qu'on aime pas, les galettes des Four Horsemen depuis l'album éponymes avaient au moins l'avantage de proposer des choses nouvelles. Load a cultivé, sans beaucoup de succès il est vrai, un feeling tres bluesy, dans des une formule mid-tempo nouvelle pour le groupe. Re-Load a renoué avec l'énergie mais en se basant sur le rock burné plus que sur le trash. Enfin St.Anger a repris le trash mais l'a modernisé d'une dose de rage fort bienvenue.
Ces trois albums ont fait coulé beaucoup d'encre et ont fait pleuvoir les critiques. La formule "ce n'est pas du Metallica" se retrouvait assez souvent. Ce qui m'amène à deux constatations plutôt tragiques: pourquoi les fans pensent-ils toujours savoir mieux que les musiciens ce qui convient au groupe? Les membres de Metallica n'ont pas besoin qu'on leur dise ce que doit être Metallica: ils sont Metallica enfin! Deuxième constatations: les fan du groupes et d'une manière générale les metalleux sont des réactionnaires en puissance. C'était toujours mieux avant et le moindre changement est perçu comme une hérésie. A mon sens, un groupe qui évolue est un groupe en bonne santé, qui a encore de l'énergie et de l'inspiration. Refaire le même album pendant 25 ans n'a aucun interêt (regardez AC/DC...).
Toujours est-il que ces trois albums ont été conspués bien qu'ils illustraient l'évolution du groupe.

Mais cette fois-ci, Metallica en a eu mare. Se faire chier sur la gueule pendant 10 ans les a manifestement passablement énervé. Le dialogue qui a précédé la composition devait ressembler à :"Bon les mecs, les gens nous aiment mais achètent plus nos albums parsque c'est des daubes. Je propose que cette fois on se fasse pas chier, on compose 10 chansons comme au bon vieux temps et à nous les pepettes et l'admiration!".
C'est la problème majeur de ce Death Magnetic: il n'apporte rien de neuf. C'est du trash, comme Metallica a toujours su le faire mais c'est tout. Ça fait 10 ans que Metallica nous propose du neuf et prend des risques mais cette fois, ils ont fait ce qu'on attendant d'eux et je trouve ça bien dommage...

Mais le plus frustrant c'est que l'album est plutôt bon! Les trois premiers titres ("That Was Just Your Life", "The End Of The Line" et "Broken, Beat and Scarred") donnent le ton: ça va vite, ça groove, c'est bon. James Hetfield est à son meilleur niveau, l'âge lui seyant définitivement très bien à son timbre. Mis à part "The Unforgiven III" (ils ont osé!), les compos sont toutes bonnes notamment le brillantissime "All Nightmare Long", qui fera les beaux jours du groupes en live, et l'instrumental de 10 minutes "Suicide & Redemption" qui sans atteindre la qualité d'un "Call Of Ktulu" reste un très bon morceau. Ces deux titres sont aussi les seuls avec des solos pas trop mauvais. Vous remarquerez que je n'ai pas dis bon. Car s'il est bien un échec sur cet album, c'est bien Kirk Hammet le responsable. Tous ses solos sont plus mauvais les uns que les autres, s'approchant parfois de l'inaudible. Je ne l'ai jamais considéré comme un grand guitariste mais son feeling et d'une manière générale la qualité des solos joués rattrapaient sa technique approximative. Mais là rien n'y fait, ils sont mauvais et indigne d'un groupe de cette trempe. Heureusement ils sont courts dans des morceaux eux assez longs et la pillule passe relativement bien.
Ainsi on s'ennuie assez peu dans ce Death Magnetic qui se réécoute avec plaisir malgré tout.

C'est bien le paradoxe insupportable de cet album. Une évolution inexistante, mais une qualité indéniable. Une concession aux fans sans brader le talent. Mais au final, la déception inhérente au manque de prise de risque est supérieur à la qualité de l'album et m'empêche de l'apprécier pleinement.
Je suis probablement le seul, mais j'aurais préféré voir un Metallica novateur et preneur de risque qu'un Metallica se contentant de ses acquis, aussi excellent soit-ils. Vivement le prochain...

13,5/20



Posté par Rockoholic à 12:13 - Chroniques - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 octobre 2008

Oasis-Dig Out Your Soul

257_30

Oyez! Oyez! Oasis vient de sortir son 7e album, "Dig Out Your Soul".

Bon, je ne présente plus Oasis, je l'ai déjà fait dans ma chronique de leur meilleur album Definitely Maybe. Et puis je n'ai pas beaucoup le temps de me jeter dans une longue chronique argumentée, je ne vais donner que mon avis sans véritable recul, du fait de sa très récente acquisition.

Alors qu'en est-il? Aurons-nous le droit, une fois n'est pas coutume, à un album à chier et prétentieux?

En fait il n'en est rien et Oasis ne nous prend pas en traître, on aura le droit à un album de bon rock anglais avec quelques imperfections mentionnées plus bas, qui ne tentera pas de revenir à la glorieuse époque d'Oasis, mais véritablement au  rock un peu psyché de la fin des 60's.

Les influences se feront tout de suite sentir dès la première chanson Bag It Up, avec ce pont qui rappelle Sgt Peppers des Beatles, également Waiting For The Rapture qui m'a tout de suite fait pensé aux Doors. On peut dire que l'album commence très bien avec 4 bonnes chansons (dont les excellents The Turning et The Shock Of The Lightning).

A propos de The Shock Of The Lightning, le premier single sorti cet été, je vous conseille de regarder le clip qui se référe immédiatement à une célébre photo de Brian Jones des Stones et ensuite à la pochette de l'album Loveless de My Bloody Valentine, s'ensuivra d'ailleurs d'autres références plus ou moins grossières.

L'album continue de faire dans le revival comme la ballade très beatles (I'm Outta Time), mais que j'ai trouvé peu convaincante pour ma part, et s'oriente très clairement dans le psyché dans la plupart des chansons qui suivront (l'excellent Falling Down, l'un peu crispant To Be Where There's Life, ain't got nothing, the nature of Reality, soldier on) aux riffs parfois bien rock'n roll et souvent accentué par un mur du son efficace et entraînant.

High Horse Lady me rappelle You're so Great de Blur (cocasse, n'est-il pas?), sauf que cette dernière est bien meilleure.

Dans l'ensemble, Dig Out Your Soul est composé de bonnes chansons et la première écoute se passe tranquillement en se disant qu'Oasis a enfin réussi à sortir un bon album. Les écoutes suivantes révéleront les faiblesses de l'album, comme le fait que certaines chansons lassent vite, que d'autres ne sont simplement pas bonnes, que l'album n'est pas si cohérent que cela.

Outre l'efficacité indéniable de la plupart des morceaux, grâce notamment au revival, on peut également se poser la question de l'originalité de l'ensemble. Mouais, Oasis n'a jamais inventé quoi que ce soit, mais si ca vous dérange  d'entendre des riffs entendus 100 fois avec quelques effets en plus et un son nickel, vous serez relativement scandalisés.

13/20 ce qui est sûr, en tout cas, c'est qu'Oasis nous sort quelques hymnes qu'on n'a pas fini de chantonner sous la douche.

http://www.myspace.comwww.myspace.com/oasis

Posté par optimistic à 17:52 - Chroniques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 septembre 2008

Muse-Black Holes & Revelations

2667346

J'avais envie de me mettre à détruire un groupe que j'adorais dans le passé, en bon iconoclaste que je suis. J'avais d'abord pensé à chroniquer l'immonde Awake de Dream Theater, histoire de provoquer mes amis métaleux. Mais j'ai vite fait le rapprochement entre cet album et un autre groupe qui représenta bien mieux mon adolescence (d'autant plus que je me suis mis à écouter Dream Theater à 16 ans..), je ne parle pas de Korn mais de Muse.

Il fut un temps où je n'écoutais que quelques groupes : Radiohead, Muse, Coldplay,Nirvana (pour le rock), Korn, Linkin Park, Pleymo, Watcha, System of a Down, Sum 41 et Offspring (pour l'adoscence). J'étais alors en 4é, période trouble . J'assiste même au concert de Muse à Bercy, dans lequel je n'ai ni vu la scène, ni même pu entendre quoi que ce soit d'audible, Bercy oblige, me contentant de sauter frénétiquement.

Puis l'adolescence passe et j'oublie Muse. Malheureusement, il ne faudra pas longtemps pour qu'il vienne me hanter.

C'était le mois dernier, après avoir parcouru la France entière en bagnole, j'étais à court de cds potables...et voila que Muse se présente et se met automatiquement dans le lecteur. Mon Dieu! quelle torture ! Je n'avais jamais remarqué comme Bellamy pompait autant sur radiohead, comme son chant, imitant la scie à métaux, n'était qu'un pastiche raté et grotesque de Jeff Buckley. Putain! comment n'ai-je pu voir que l'intégralité de leur musique plagiait allégrement divers groupes bien connus, allant de Depeche Mode à RATM?

Il faut réparer les erreurs passées en me lancant dans la chronique du seul disque de muse que je n'ai jamais écouté en entier, leur dernière merveille qu'est Black Holes & Revelations.

Le premier titre "Take a Bow" me fait bien marrer avec sa montée pompière et grandiloquente, accentuée par ce clavier inspiré. Passons. Bellamy hurle, comme le prophète qu'il n'est pas : "YOU WILL BURN IN HELL FOR YOUR SIN!!" nous voilà prévenu.

Je passe également starlight qui me fait vomir (parce que trop entendu à la radio)... ah tiens, Supermassive Black Hole? le premier single.. hmmm que dire? ah oui, c'est vrai, cette chanson est à chier. On se rassure un peu avec Map of The Problematique (même si ca ressemble beaucoup à Depeche Mode). On souligne encore une fois, le talent d'écriture de Matthew ("why can't we see that when we bleed, we bleed the same?!). Cette chanson, somme toute efficace, est anéantie par la suivante: une ballade merdique,qui nous rappelle la mielleuse unintended. Et suit encore une autre chanson grandiloquente et progressive(!) (invincible), avec une montée assez sympathoce mais qui laisse place à un solo risible avec du tapping et des effets bidons (v'la l'autre con qui espère faire du Tom Morello)... ahah mort de rire!

Cet album, c'est quand même quelque chose! C'est le concours de la chanson la plus risible! on entend une chanson de merde, mais voilà qu'une chanson encore plus naze prend le relai. On applaudit, on est pret à lui remettre la médaille. Mais soudain, une autre arrive et relève le niveau d'un cran. Stupefaction.

On est sur le point d'arréter là le massacre, mais une chanson pas mal sort du lot, vite oubliée par une autre merde sortie de nulle part; ou anéantie par un effet à la con ou la voix insupportable de Bellamy (j'en suis devenu allergique). Parfois, une chanson de merde peut cacher un moment sympa, qui dure 10 secondes.Frustration.

Tout est si prétentieux: les solos (qui sont, d'ailleurs, loins d'être impressionnants),les montées imitant les envolées lyriques des pires groupes de prog, la fausse émotion qui se dégage de n'importe quel titre.

L'album se cloture par Knights of Cydonia, fausse B.O. de nanard,bien foutue et pour le coup marrante parce que très 2nd degré.

En fait Muse, c'est comme un putain de banquet rempli de plats bien gras et de trucs sucrés et brillants; les affamés se jettent dessus comme des morfalous, mais au bout de la 5é bouchée (en comptant Hullabaloo), on se rend compte que c'est dégueulasse et on gerbe nos tripes.

6/20 pas plus de 5 chansons écoutables, dont 2 chansons moyennes et 1 bonne chanson.

Posté par optimistic à 19:59 - Chroniques - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 septembre 2008

Beck-Modern Guilt

modern_guilt

Aussitôt rentré de vacances, me voilà lancé dans l'écriture d'une toute nouvelle chronique pour bien débuter l'année scolaire qui commence (ou pas).

Beck, j'en ai déjà parlé sur ce site. Souvenez-vous, j'avais chroniqué son premier album, le fabuleux Mellow Gold.

Le tout nouveau Beck est sorti il y a déjà deux mois, et j'ai d'ailleurs pris le temps de le digérer pour vous pondre une chronique des plus objectives..

Les vraies questions que l'on doit maintenant se poser à l'écoute d'un album de Beck (et ce depuis les trois derniers albums)sont: à quel point il est différent des autres, vers quels styles a-t-il préféré s'orienter, où est la nouveauté?

J'avais peur, en effet, qu'en perte d'inspiration depuis pas mal de temps, Beck retourne vers ses meilleurs albums, à savoir les géniaux Odelay et Mellow Gold (One foot in the grave exclu, parce qu'il est peu probable qu'il refasse un album de ce genre) et ainsi anéantisse toute son originalité et décrédibilise l'ensemble de sa carrière (pas moins).

Bon, rassurez-vous, il n'en est rien. Car Beck a encore trouvé le moyen de se renouveler: Danger Mouse (Gnarls Barclay, Gorillaz) s'occupe de la production. D'ailleurs, dès la première chanson, la très bonne "Orphans", son influence est indéniable.

Cela dit, l'album en lui-même reste dans la logique "Beck": pas mal de styles s'y rejoignent. Sans pour autant ( et malheureusement) se rapprocher de Mellow Gold ou d'Odelay (dans la manière d'agencer les morceaux). Finis les bidouillages maisons, les délires (allant parfois jusqu'à l'inaudible) et les mélanges à la con qui faisaient tout le génie de Beck. Ici, on reste très conventionnel, même si les chansons sont dans l'ensemble de très bonne qualité.

Répondons maintenant briévement aux fameuses questions:

Pas expérimental, il se démarque (comme je l'avais dit) de Mellow Gold ou d'Odelay, certains riffs bluesy ou noise (avec même du bottle neck) rappellent cependant le début de sa carrière ("Soul Of a Man","Profanity Prayers"). Volcano  s'approche des balades mélancoliques de l'excellent Sea Change. Le reste de l'album est assez novateur, allant dans une electro-pop péchue et rythmée, faisant parfois penser à Radiohead (ou à l'album solo de Thom Yorke) ("Replica"). Ca ressemble un peu à The Information (2006), l'album précédent (qui contenait, ceci dit en passant, de très bonnes chansons d'entrées, mais la suite de l'album se révéla médiocre), sauf que  Modern Guilt reste plus simple et bien moins foireux.

Autre point à souligner, Beck ne rap plus (ou peu); ce qui est une bonne nouvelle. Si,au début de sa carrière, ses penchants pour le hip hop, malgré son flow de blanc (faut bien l'dire), étaient pris pour de l'auto-dérision et mettaient de la bonne humeur ; dans The Information, contenant des chansons assez sérieuses, ca ne passait plus et ca devenait même un peu grotesque.

Dans l'ensemble, l'album est "trop stylé", ce fut ma première réaction lors de son écoute. Derniers points négatifs à signaler pourtant:

- Beck, bien que s'étant renouvelé, semble s'être arrété à un style général (assez large), la surprise n'était donc pas énorme à la première écoute... on est satisfait mais on savait un (petit) peu à quoi s'attendre. Ceci dit, on est quand même content d'entendre de subtils échos du Beck d'autrefois.

- L'album en lui-même est assez inégal : les meilleures chansons se trouvent dans les 3 premières et dans les 3 dernières pistes de l'album. Reste un trou de 4 chansons au milieu, de moindre qualité, qui passeront sans qu'on s'en apercoive (!), le pire c'est que ca reste des bonnes chansons .

Au final, je mets un 16 parce qu'en plus d'être un bon album (voire un très bon album pour les fans du genre), il relance l'espoir, alors perdu, que Beck puisse un jour refaire un monument musical à la hauteur d'un Odelay. Beck n'est plus en perte d'inspiration, il n'est pas mort .

beck

http://www.deezer.com/#music/album/105103

Posté par optimistic à 00:45 - Chroniques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 juin 2008

Queens Of The Stone Age-Rated R

rated

Dans la série "album d'un groupe qui m'a marqué", vous avez déjà eu le droit à My Bloody Valentine, les BJM , Beck ou Radiohead.

Je vais donc la poursuivre en vous proposant de vous pencher sur ce deuxième album des QOTSA, Rated R, qui ,vous l'aurez deviné, est un de mes albums préférés.

Je me rends enfin compte que mettre une note à ces genres d'album, c'est un peu con. Il suffit que je précise au début de la chronique "album intemporel", pour que vous sachiez qu'il aura automatiquement un 20.

Pour cette fois, je ne ferais donc qu'expliquer en quoi cet album est génial.

Il est pour moi l'album le plus sérieux des QOTSA, également le plus hétérogéne. Paradoxalement, il se dégage de l'écoute de Rated R une ambiance particulière, malgré la grande variété des chansons le composant. Un truc sérieux, un son bien meilleur que l'album éponyme, et surtout de la drogue, du psychédelisme, un délire plus ou moins contenu. Comme pour dire "je vais bien" en plein bad trip (certains diraient même "je sais quoi faire").

Peu importe au final, le résultat est là: on ne sort pas facilement de Rated R, une écoute suffit pour en devenir addict.

Je me souviens d'ailleurs de mes premières écoutes , ca fait déjà plus de 2 ans et demi. J'avais passé mon samedi après-midi à l'écouter tout en méditant sur le sens de ma vie de merde.

Je disais que c'était un album hétérogène. De Rated R, d'ailleurs, on pouvait imaginer quelle serait la voie qu'emprunterait Josh Homme et ces comparses. Du stoner est toujours bien présent :les magnifiques Better Living Through Chemistry ou I Think I Lost My Headache (déjà évoquée sur musichronique) rappellent certaines chansons de Kyuss lorsqu'ils s'égaraient parfois dans un psychédélisme crade et génial ( par exemple "Apothecaries Weight", "Jumbo Blimp Jumbo"...).

Finalement QOTSA reprendra la voie du stoner-métal-rock (ou dirions-nous du "stone age") sur l'énorme Songs For The Deaf, déjà entamée sur leur premier album, et poursuivie sur Rated R avec des chansons comme The Lost Art of Keeping a Secret (très connue); le complétement torché Feel Good Hit Of The Summer ("Nicotine, Valium, Vicodine, Marijuana, Ecstasy and Alcohol"), Leg Of Lamb et Monster in your Parasol aux riffs continus. Sans oublier In The Fade, l'une des perles de QOTSA, dans lequel  Mark Lannegan (chanteur des Screaming Trees, présent sur plusieurs chansons de Songs For The Deaf), de sa voix grave et rauque, chante le refrain. "Ain't Gonna Worry" dit-il, et ce passage est particulièrement saisissant.

On peut maintenant regretter le départ de Nick Oliveri, le charismatique bassiste chauve, parti après Songs For The Deaf, qui avait tout partagé avec Josh Homme, aussi bien au sein de leur ancien groupe Kyuss que les succès des premiers albums de QOTSA . Mise à part ses qualités indéniables de songwriter et de bassiste capable de trouver la ligne qui tue (au sommet de son art sur Songs For The Deaf) , il révèle tout son talent de chanteur à la voix étonemment douce sur le magique Auto Pilot, ou bien chantant avec une voix hystérique et gueularde (Quick and to The Pointless, le stoner métal Tension Head ou Lightning Song, le nom des chansons diffèrent selon les versions...bizarre).

Je pourrais raconter 1000 choses sur cet album, décrire tout ce que je ressens à l'écoute de chaque chanson, mais je vous laisse le découvrir (si ce n'est pas déjà fait), et vous conseille de vous y prendre plusieurs fois puisqu'il se bonifie au fil des écoutes.

Pour finir, Rated R n'a pas eu le succès commercial et critique d'un Songs For The Deaf, album bien plus homogène en forme de road-trip, qui continuera sur une route déjà tracée. Mais il est pour moi le meilleur de QOTSA, par son côté sérieux, plus expérimental , moins brut, moins QOTSA en somme, et comportant de véritables perles musicales.

Chose scandaleuse, il n'y a que très peu de chansons disponibles en écoute libre, je vous conseille donc de l'acheter .

http://www.deezer.com/#music/album/2587 : 3 chansons.

 

Posté par optimistic à 14:29 - Chroniques - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juin 2008

Easy Star All-Stars-Radiodread

radiodread

Allez, mon année est finie, je me remets à écouter de la musique après une assez longue période de révisions.

Je vais donc poster une chronique sur un tribute de mon album préféré : OK Computer de Radiohead.

Il s'agit donc d'un album-reprise d'OK Computer à la mode reggae-dub, style de musique que je n'aime pas forcément, d'abord pour tout le cliché qu'il véhicule, ensuite parce que chaque fois qu'un connard passe du reggae dans une soirée, il vient juste de niquer l'ambiance et il est donc temps pour moi de me casser. Mais ca reste sympa à petite dose.

Cependant, ne croyez pas que je déteste le reggae (le style le plus immonde reste pour moi la hard tech, ceci dit en passant), j'en écoute parfois un peu lorsque l'envie me vient. J'ai un best of de Bob Marley & The Wailers, j'aime quand les clash font un peu de reggae, j'écoute parfois quelques chansons de Groundation. Bon ok, je n'y connais rien.

C'était donc avec un mélange de curiosité et d'appréhension que j'entamais cet album de Easy Star All-Stars, qui avaient déjà repris The Dark Side Of The Moon de Pink Floyd (the dub side of the moon). Le résultat était marrant mais sans plus .

La réinterprétation de mes deux morceaux préférés d'OK Computer, et également les deux premieres chansons, mettent en confiance. La reprise d'Airbag est très réussie : la chanson garde sa consistance, ils ont eu la bonne idée de garder le riff de guitare du début, le chanteur est plutôt connu puisqu'on l'entend également dans "Five Man Army" de Massive Attack, si je ne m'abuse.

Celle qui suit est bien sûr Paranoïd Androïd, également très réussie, et est bien plus proche de Radiohead que du reggae, mise à part la montée jouée par des cuivres... étonnant au premier abord, mais finalement très sympa: la chanson prend ainsi une toute autre tournure.

Dans tout cet album, on retiendra donc de très bonnes reprises, mais aussi de moins bonnes choses: subterranean Homesick Alien est en elle-même pas trop mal arrangée, mais son approche est toute autre que l'originale , ce qui fait qu'elle perd toute sa saveur. Prendre une voix féminine aurait été plus pertinent, tout comme éviter l'effet synthé reggae (ou qui se veut ainsi) qui part dans tous les sens... c'est ce qui m'a choqué dès les premières notes de la chanson.

On peut reprocher au groupe de n'être pas allé plus loin que les originales, de ne pas avoir réussi à s'extirper des monuments de la musique que contient OK Computer. C'est le cas d'un Karma Police sans couleur et peu convaincant, d'un Lucky loin d'être à la hauteur, d'un Exit Music sympa dans l'ensemble mais passant à côté de la chanson (la montée est d'ailleurs loin d'être aussi saisissante) et également d'un Climbing Up The Walls qui, malgré les artifices propres au reggae faisant mouche, ne retrouve pas l'atmosphère étouffante de l'original. Cependant, la fin de la chanson avec des cuivres délirant est assez bien réussie et crée un parallèle entre Climbing Up The Walls et The National Anthem de l'album suivant, Kid A (qui marque un nouveau tournant pour Radiohead, et la musique en général).

En fait, les meilleures chansons sont celles qui font oublier les originales, celles qui sont méconnaissables ou qui vont fouiller un aspect de la chanson qui ne transparaissait pas au départ. Je pense par exemple à Let Down, méconnaissable et qui est peut-être meilleure que l'originale; à Electioneering , également complétement changée, qui prend une nouvelle tournure,à No Surprises ou encore aux deux reprises dubs présentes en fin d'album (Exit Music (for a dub) et An Airbag saved my dub), qui se laissent écouter sans appeler l'auditeur à faire une comparaison avec les originales.

On retiendra surtout The Tourist  assez proche de l'originale mais qui préserve au moins toute l'ambiance de la chanson et qui démontre que le reggae peut aussi véhiculer de la nostalgie et de la mélancolie.

Au final je mettrais un 13/20 parce que c'est un bon album, que les reprises sont soignées et qu' Easy Star All-Stars a trouvé une autre piste pour écouter cet album. En effet, on sent que le groupe a voulu reprendre l'album avec une dose de bonne humeur et d'humour, cependant ce qui fait tout OK Computer, à mon avis, c'est l'atmosphere tragique et sérieux omniprésente dans chaque chanson. Une dernière remarque négative mais plutôt subjective : après l'écoute de l'album, j'ai eu une putain d'envie de réecouter OK Computer de Radiohead... est-ce que le groupe a réussi à faire oublier Radiohead ou a-t-il redémontré qu'OK Computer restait indétrônable? et ce même s'ils ont abordé l'album d'une manière très différente.

http://www.hyfntrak.com/radiodread/fromafriend/go.php

http://www.deezer.com/#music/album/9906

Peu de chansons disponibles, dommage.

Posté par optimistic à 17:37 - Chroniques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mai 2008

BULLET FOR MY VALENTINE: Scream Aim Fire

bfmvscreamaimfire
En attendant la chronique tant attendu du dernier Ultra Vomit que mes camarades m'ont gentillement atribué, je fais patienter avec celle du nouveau Bullet For My Valentine.
Si il y a bien un groupe méprisé au sein de la grande famille métalleuse, c'est bien BFMV. "The Poison", leur premier album, réunissait tout ce qui fait horreur au métalleux moyen: des textes et thèmes mielleux, alternance chant hurlé/clair avec un voix de minet,des chansons accessibles... En bref, ce groupe n'a aucune crédibilié et son public dans l'ensemble guère plus vieux et évolué que celui de Tokyo Hotel n'aide pas...
Et pourtant! Ce n'est pas une pendaison en place publique que je prépare à nos jeunes gallois. Malgré tout ce qui peut se dire, BFMV a des qualités à faire valoir et ne mérite pas un tel mépris.
"Scream Aim Fire" reprend là ou "The Poison" s'était arrêté. On reprend ce qui a marché et on le refait. La prise de risque est assez minimale il faut bien l'admettre mais si le premier album vous a plu (ce qui est mon cas), vous tomberez sous le charme de ce nouvel opus.
Les tubes s'enchainent, les mélodies restent, et vous vous surprendrez après deux écoutes à chantonner une chanson qui vous était inconnue 10 minutes plus tôt. C'est là la force de BFMV: une capacité impressionante à pondre des véritables hit, dans le bon sens du terme. "Scream Aim Fire", "Take It Out On Me" ou encore le fantastique "Last To know" resteront gravé dans votre mémoire et vous agiterez sans honte le pied et la tête. C'est simple tout en étant technique, efficace, touchant,bien interpreté. Parfois, il n'en faut guère plus pour apprécier un disque. Se laisser embarquer par une musique sans prétention mais diablement rageuse et efficace. Un mot à ce propos: BFMV est accusé de n'être qu'un groupe à minette. Les paroles donnent raison à ces détracteurs mais la musique ne laisse planer aucun doute: on est à des années lumière de Kyo et consors et la musique du groupe est souvent agressive et violente.
Alors certes BFMV ne propose rien d'original, certes ils se prennent pour le plus grand groupe de metal du monde (ce qu'ils bien sur très loin d'être), certes les textes sont cucu à mort, certes les solos sont prévisibles. Cet album et ce groupe plus généralement ne sont pas exempt de tout reproches. Mais pourquoi renier son plaisir à l'écoute d'un album efficace, facilement mémorisable et accessible sans puer la facilité. Je ne vois aucune raison. Mais le métalleux étant souvent un être primaire n'aspirant qu'a garder sa musique ultra violente et underground, un groupe relativement calme et vendant beaucoup de CD ne peut que le faire vomir. Et c'est bien dommage... Plus le metal sera connu, plus il y aura de groupe et plus les chances de trouver une perle augmenteront. A méditer... Quand à moi, j'adhère!
Attention toutefois à ne pas refaire le même album indéfiniment.

14/20

Posté par Rockoholic à 20:26 - Chroniques - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 mai 2008

BB brunes- Blonde Comme Moi

bbbrunes

Me revoila les amis! Je vais de ce pas expliquer la raison de cette chronique d'un groupe déjà presque passé de mode, les BB brunes de la nouvelle (et pathétique) scène rock française. D'une part, ce groupe parisien aura l'extreme courage de se produire au furia sous les injures de la foule. Je voulais tout naturellement me glisser derrière leurs tubes assez médiocres en bon professionnel. D'autre part, certaines de mes amies (parce qu'il n'y a que les filles qui aiment ca) trouvaient ce groupe totalement génial. Même si les femmes à la musique c'est comme les femmes au volant, peut-être qu'elles n'avaient pas totalement tort.

Alors je télécharge vite fait l'album, on va bien voir ce que tu vaux BB brune.

Dès la première écoute, comme il fallait s'y attendre, aucune chanson ne sort du lot. Tout est plat, chaque chanson est un tube destiné à passer en boucle sur Oui-FM. Déjà, on se rend clairement compte que le disque n'est pas fait pour les mélomanes comme nous. Il s'apparenterait plutôt à un produit marketing pour adolescentes, enfin je vous rassure ce n'est pas du même niveau que Tokyo Hotel. Par ailleurs, chaque titre est organisé sur le même schéma: un couplet-refrain et la boucle est bouclée, on passe à la chanson suivante. On ressent rapidement cet esprit de nonchalence travaillée du dandy punk. Les titres sont baclés, on entend quelques fausses notes mais c'est fait exprès: il parait que c'est la mode en ce moment. La musique c'est un rythme de base, des riffs bateaux, un son banal qui caractérise tous ces groupes de Babyshambles à Plastiscines.La différence notable est la voix geignarde d'Adrien, qu'on appellera Adibou. Finalement elle sied très bien à son fond musical: adolescente, un peu à la rupture pour faire rebelle.

Bon, à la poubelle le disque et vite je réécoute dEUS pour me réconcilier avec le rock.

J'aurai très bien pu terminer ma chronique comme ca: à l'écoute de la musique, autant ne pas se casser le cul pour un groupe comme celui-ci. J'aurai pu avoir le plaisir de prendre la place de mon prof de maths en leur donnant un 6/20 avec la mention "manque totalement de rigueur!". Mais mon intégrité me rappelle à l'ordre.Il y a surement deux trois chansons à sauver de ce naufrage musical.

J'enchaine donc sur une deuxième écoute. Mais malheureusement je passe rapidement de la déception à la dérision totale! Il suffit de se pencher un peu sur les paroles pour éclater d'un gros rire gras et moqueur. Prenons par exemple la chanson "Blonde comme Moi", un hymne punk ou l'on s'ennuit ferme. Adibou s'énerve contre une pauvre fille: "T'es qu'une pute des bois!" lance-t-il d'un ton haineux. Mais il va se calmer et se lamente sur son sort:"Jfinirai à la vodka" s'exclame-t-il, narquois. Puis il change d'avis: "jfinirai à la manzana" rectifie-t-il au deuxième couplet. Entre temps, il se remet en cause: "jveux pas faire le rebelle cliché". Il doute (nous aussi) mais il est au moins sûr d'une chose " Le rock'n'roll est fait pour moi, tant qu'on se pique pas pour de vrai yeah yeah" scande-t-il joyeusement au milieu de la chanson. Il est subtil l'Adiboutchou! Il est alcoolo mais pas drogué. Voila qui rassure son public de jeunes pucelles et leurs parents par la même occasion.

Les chansons qui suivent sont consacrées à l'apologie de la violence ( Le Gang), de la décadence (perdus cette nuit), de l'anarchie (68), des putes (Dis moi, Houna,...) et du sexe (toutes les chansons). Au moins, il y à là tous les ingrédients de l'esprit rock: sex,drug and rock'n'roll. Enfin non, plutôt sex, violence,decadence,anarchy and tube.

Enfin niveau musical, on peut au pire sauver quelques chansons de cette platitude merdique:"68", parce que c'est la chanson qui bouge le plus; même si dans un autre contexte on aurait pu croire à une parodie du mouvement punk. "Le gang", parce que j'aime bien la mélodie; même si elle devient rapidement écoeurante. Et le dernier titre "BB Baise" parce que "baise moi cette nuit, mes ovaires sont prets". Et de plus, j'ai remarqué qu'ils ont utilisé exactement le même riff que le titre parodique "Punk" de Gorillaz; très amusant par ailleurs.

Allez ca suffit, je n'ai que trop souffert. On ne pourra plus sauver les BB Brunes. 7/20 (version objective) ou 1.5/20 (version subjective), à vous de choisir.

ps: allez sur http://www.myspace.com/bbbrunes

En tout cas je ferai parti de ceux qui leur jetterons des pavés au furia... en tout bien tout honneur.

http://www.deezer.com/#music/album/28836

_bb_brunes2

Posté par paranoid_android à 22:08 - Chroniques - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4   Page suivante »