MUSICHRONIQUE

des chroniques musicales ...

24 septembre 2008

Muse-Black Holes & Revelations

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J'avais envie de me mettre à détruire un groupe que j'adorais dans le passé, en bon iconoclaste que je suis. J'avais d'abord pensé à chroniquer l'immonde Awake de Dream Theater, histoire de provoquer mes amis métaleux. Mais j'ai vite fait le rapprochement entre cet album et un autre groupe qui représenta bien mieux mon adolescence (d'autant plus que je me suis mis à écouter Dream Theater à 16 ans..), je ne parle pas de Korn mais de Muse.

Il fut un temps où je n'écoutais que quelques groupes : Radiohead, Muse, Coldplay,Nirvana (pour le rock), Korn, Linkin Park, Pleymo, Watcha, System of a Down, Sum 41 et Offspring (pour l'adoscence). J'étais alors en 4é, période trouble . J'assiste même au concert de Muse à Bercy, dans lequel je n'ai ni vu la scène, ni même pu entendre quoi que ce soit d'audible, Bercy oblige, me contentant de sauter frénétiquement.

Puis l'adolescence passe et j'oublie Muse. Malheureusement, il ne faudra pas longtemps pour qu'il vienne me hanter.

C'était le mois dernier, après avoir parcouru la France entière en bagnole, j'étais à court de cds potables...et voila que Muse se présente et se met automatiquement dans le lecteur. Mon Dieu! quelle torture ! Je n'avais jamais remarqué comme Bellamy pompait autant sur radiohead, comme son chant, imitant la scie à métaux, n'était qu'un pastiche raté et grotesque de Jeff Buckley. Putain! comment n'ai-je pu voir que l'intégralité de leur musique plagiait allégrement divers groupes bien connus, allant de Depeche Mode à RATM?

Il faut réparer les erreurs passées en me lancant dans la chronique du seul disque de muse que je n'ai jamais écouté en entier, leur dernière merveille qu'est Black Holes & Revelations.

Le premier titre "Take a Bow" me fait bien marrer avec sa montée pompière et grandiloquente, accentuée par ce clavier inspiré. Passons. Bellamy hurle, comme le prophète qu'il n'est pas : "YOU WILL BURN IN HELL FOR YOUR SIN!!" nous voilà prévenu.

Je passe également starlight qui me fait vomir (parce que trop entendu à la radio)... ah tiens, Supermassive Black Hole? le premier single.. hmmm que dire? ah oui, c'est vrai, cette chanson est à chier. On se rassure un peu avec Map of The Problematique (même si ca ressemble beaucoup à Depeche Mode). On souligne encore une fois, le talent d'écriture de Matthew ("why can't we see that when we bleed, we bleed the same?!). Cette chanson, somme toute efficace, est anéantie par la suivante: une ballade merdique,qui nous rappelle la mielleuse unintended. Et suit encore une autre chanson grandiloquente et progressive(!) (invincible), avec une montée assez sympathoce mais qui laisse place à un solo risible avec du tapping et des effets bidons (v'la l'autre con qui espère faire du Tom Morello)... ahah mort de rire!

Cet album, c'est quand même quelque chose! C'est le concours de la chanson la plus risible! on entend une chanson de merde, mais voilà qu'une chanson encore plus naze prend le relai. On applaudit, on est pret à lui remettre la médaille. Mais soudain, une autre arrive et relève le niveau d'un cran. Stupefaction.

On est sur le point d'arréter là le massacre, mais une chanson pas mal sort du lot, vite oubliée par une autre merde sortie de nulle part; ou anéantie par un effet à la con ou la voix insupportable de Bellamy (j'en suis devenu allergique). Parfois, une chanson de merde peut cacher un moment sympa, qui dure 10 secondes.Frustration.

Tout est si prétentieux: les solos (qui sont, d'ailleurs, loins d'être impressionnants),les montées imitant les envolées lyriques des pires groupes de prog, la fausse émotion qui se dégage de n'importe quel titre.

L'album se cloture par Knights of Cydonia, fausse B.O. de nanard,bien foutue et pour le coup marrante parce que très 2nd degré.

En fait Muse, c'est comme un putain de banquet rempli de plats bien gras et de trucs sucrés et brillants; les affamés se jettent dessus comme des morfalous, mais au bout de la 5é bouchée (en comptant Hullabaloo), on se rend compte que c'est dégueulasse et on gerbe nos tripes.

6/20 pas plus de 5 chansons écoutables, dont 2 chansons moyennes et 1 bonne chanson.

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08 septembre 2008

Beck-Modern Guilt

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Aussitôt rentré de vacances, me voilà lancé dans l'écriture d'une toute nouvelle chronique pour bien débuter l'année scolaire qui commence (ou pas).

Beck, j'en ai déjà parlé sur ce site. Souvenez-vous, j'avais chroniqué son premier album, le fabuleux Mellow Gold.

Le tout nouveau Beck est sorti il y a déjà deux mois, et j'ai d'ailleurs pris le temps de le digérer pour vous pondre une chronique des plus objectives..

Les vraies questions que l'on doit maintenant se poser à l'écoute d'un album de Beck (et ce depuis les trois derniers albums)sont: à quel point il est différent des autres, vers quels styles a-t-il préféré s'orienter, où est la nouveauté?

J'avais peur, en effet, qu'en perte d'inspiration depuis pas mal de temps, Beck retourne vers ses meilleurs albums, à savoir les géniaux Odelay et Mellow Gold (One foot in the grave exclu, parce qu'il est peu probable qu'il refasse un album de ce genre) et ainsi anéantisse toute son originalité et décrédibilise l'ensemble de sa carrière (pas moins).

Bon, rassurez-vous, il n'en est rien. Car Beck a encore trouvé le moyen de se renouveler: Danger Mouse (Gnarls Barclay, Gorillaz) s'occupe de la production. D'ailleurs, dès la première chanson, la très bonne "Orphans", son influence est indéniable.

Cela dit, l'album en lui-même reste dans la logique "Beck": pas mal de styles s'y rejoignent. Sans pour autant ( et malheureusement) se rapprocher de Mellow Gold ou d'Odelay (dans la manière d'agencer les morceaux). Finis les bidouillages maisons, les délires (allant parfois jusqu'à l'inaudible) et les mélanges à la con qui faisaient tout le génie de Beck. Ici, on reste très conventionnel, même si les chansons sont dans l'ensemble de très bonne qualité.

Répondons maintenant briévement aux fameuses questions:

Pas expérimental, il se démarque (comme je l'avais dit) de Mellow Gold ou d'Odelay, certains riffs bluesy ou noise (avec même du bottle neck) rappellent cependant le début de sa carrière ("Soul Of a Man","Profanity Prayers"). Volcano  s'approche des balades mélancoliques de l'excellent Sea Change. Le reste de l'album est assez novateur, allant dans une electro-pop péchue et rythmée, faisant parfois penser à Radiohead (ou à l'album solo de Thom Yorke) ("Replica"). Ca ressemble un peu à The Information (2006), l'album précédent (qui contenait, ceci dit en passant, de très bonnes chansons d'entrées, mais la suite de l'album se révéla médiocre), sauf que  Modern Guilt reste plus simple et bien moins foireux.

Autre point à souligner, Beck ne rap plus (ou peu); ce qui est une bonne nouvelle. Si,au début de sa carrière, ses penchants pour le hip hop, malgré son flow de blanc (faut bien l'dire), étaient pris pour de l'auto-dérision et mettaient de la bonne humeur ; dans The Information, contenant des chansons assez sérieuses, ca ne passait plus et ca devenait même un peu grotesque.

Dans l'ensemble, l'album est "trop stylé", ce fut ma première réaction lors de son écoute. Derniers points négatifs à signaler pourtant:

- Beck, bien que s'étant renouvelé, semble s'être arrété à un style général (assez large), la surprise n'était donc pas énorme à la première écoute... on est satisfait mais on savait un (petit) peu à quoi s'attendre. Ceci dit, on est quand même content d'entendre de subtils échos du Beck d'autrefois.

- L'album en lui-même est assez inégal : les meilleures chansons se trouvent dans les 3 premières et dans les 3 dernières pistes de l'album. Reste un trou de 4 chansons au milieu, de moindre qualité, qui passeront sans qu'on s'en apercoive (!), le pire c'est que ca reste des bonnes chansons .

Au final, je mets un 16 parce qu'en plus d'être un bon album (voire un très bon album pour les fans du genre), il relance l'espoir, alors perdu, que Beck puisse un jour refaire un monument musical à la hauteur d'un Odelay. Beck n'est plus en perte d'inspiration, il n'est pas mort .

beck

http://www.deezer.com/#music/album/105103

Posté par optimistic à 00:45 - Chroniques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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