MUSICHRONIQUE

des chroniques musicales ...

13 mai 2008

BULLET FOR MY VALENTINE: Scream Aim Fire

bfmvscreamaimfire
En attendant la chronique tant attendu du dernier Ultra Vomit que mes camarades m'ont gentillement atribué, je fais patienter avec celle du nouveau Bullet For My Valentine.
Si il y a bien un groupe méprisé au sein de la grande famille métalleuse, c'est bien BFMV. "The Poison", leur premier album, réunissait tout ce qui fait horreur au métalleux moyen: des textes et thèmes mielleux, alternance chant hurlé/clair avec un voix de minet,des chansons accessibles... En bref, ce groupe n'a aucune crédibilié et son public dans l'ensemble guère plus vieux et évolué que celui de Tokyo Hotel n'aide pas...
Et pourtant! Ce n'est pas une pendaison en place publique que je prépare à nos jeunes gallois. Malgré tout ce qui peut se dire, BFMV a des qualités à faire valoir et ne mérite pas un tel mépris.
"Scream Aim Fire" reprend là ou "The Poison" s'était arrêté. On reprend ce qui a marché et on le refait. La prise de risque est assez minimale il faut bien l'admettre mais si le premier album vous a plu (ce qui est mon cas), vous tomberez sous le charme de ce nouvel opus.
Les tubes s'enchainent, les mélodies restent, et vous vous surprendrez après deux écoutes à chantonner une chanson qui vous était inconnue 10 minutes plus tôt. C'est là la force de BFMV: une capacité impressionante à pondre des véritables hit, dans le bon sens du terme. "Scream Aim Fire", "Take It Out On Me" ou encore le fantastique "Last To know" resteront gravé dans votre mémoire et vous agiterez sans honte le pied et la tête. C'est simple tout en étant technique, efficace, touchant,bien interpreté. Parfois, il n'en faut guère plus pour apprécier un disque. Se laisser embarquer par une musique sans prétention mais diablement rageuse et efficace. Un mot à ce propos: BFMV est accusé de n'être qu'un groupe à minette. Les paroles donnent raison à ces détracteurs mais la musique ne laisse planer aucun doute: on est à des années lumière de Kyo et consors et la musique du groupe est souvent agressive et violente.
Alors certes BFMV ne propose rien d'original, certes ils se prennent pour le plus grand groupe de metal du monde (ce qu'ils bien sur très loin d'être), certes les textes sont cucu à mort, certes les solos sont prévisibles. Cet album et ce groupe plus généralement ne sont pas exempt de tout reproches. Mais pourquoi renier son plaisir à l'écoute d'un album efficace, facilement mémorisable et accessible sans puer la facilité. Je ne vois aucune raison. Mais le métalleux étant souvent un être primaire n'aspirant qu'a garder sa musique ultra violente et underground, un groupe relativement calme et vendant beaucoup de CD ne peut que le faire vomir. Et c'est bien dommage... Plus le metal sera connu, plus il y aura de groupe et plus les chances de trouver une perle augmenteront. A méditer... Quand à moi, j'adhère!
Attention toutefois à ne pas refaire le même album indéfiniment.

14/20

Posté par Rockoholic à 20:26 - Chroniques - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


11 mai 2008

BB brunes- Blonde Comme Moi

bbbrunes

Me revoila les amis! Je vais de ce pas expliquer la raison de cette chronique d'un groupe déjà presque passé de mode, les BB brunes de la nouvelle (et pathétique) scène rock française. D'une part, ce groupe parisien aura l'extreme courage de se produire au furia sous les injures de la foule. Je voulais tout naturellement me glisser derrière leurs tubes assez médiocres en bon professionnel. D'autre part, certaines de mes amies (parce qu'il n'y a que les filles qui aiment ca) trouvaient ce groupe totalement génial. Même si les femmes à la musique c'est comme les femmes au volant, peut-être qu'elles n'avaient pas totalement tort.

Alors je télécharge vite fait l'album, on va bien voir ce que tu vaux BB brune.

Dès la première écoute, comme il fallait s'y attendre, aucune chanson ne sort du lot. Tout est plat, chaque chanson est un tube destiné à passer en boucle sur Oui-FM. Déjà, on se rend clairement compte que le disque n'est pas fait pour les mélomanes comme nous. Il s'apparenterait plutôt à un produit marketing pour adolescentes, enfin je vous rassure ce n'est pas du même niveau que Tokyo Hotel. Par ailleurs, chaque titre est organisé sur le même schéma: un couplet-refrain et la boucle est bouclée, on passe à la chanson suivante. On ressent rapidement cet esprit de nonchalence travaillée du dandy punk. Les titres sont baclés, on entend quelques fausses notes mais c'est fait exprès: il parait que c'est la mode en ce moment. La musique c'est un rythme de base, des riffs bateaux, un son banal qui caractérise tous ces groupes de Babyshambles à Plastiscines.La différence notable est la voix geignarde d'Adrien, qu'on appellera Adibou. Finalement elle sied très bien à son fond musical: adolescente, un peu à la rupture pour faire rebelle.

Bon, à la poubelle le disque et vite je réécoute dEUS pour me réconcilier avec le rock.

J'aurai très bien pu terminer ma chronique comme ca: à l'écoute de la musique, autant ne pas se casser le cul pour un groupe comme celui-ci. J'aurai pu avoir le plaisir de prendre la place de mon prof de maths en leur donnant un 6/20 avec la mention "manque totalement de rigueur!". Mais mon intégrité me rappelle à l'ordre.Il y a surement deux trois chansons à sauver de ce naufrage musical.

J'enchaine donc sur une deuxième écoute. Mais malheureusement je passe rapidement de la déception à la dérision totale! Il suffit de se pencher un peu sur les paroles pour éclater d'un gros rire gras et moqueur. Prenons par exemple la chanson "Blonde comme Moi", un hymne punk ou l'on s'ennuit ferme. Adibou s'énerve contre une pauvre fille: "T'es qu'une pute des bois!" lance-t-il d'un ton haineux. Mais il va se calmer et se lamente sur son sort:"Jfinirai à la vodka" s'exclame-t-il, narquois. Puis il change d'avis: "jfinirai à la manzana" rectifie-t-il au deuxième couplet. Entre temps, il se remet en cause: "jveux pas faire le rebelle cliché". Il doute (nous aussi) mais il est au moins sûr d'une chose " Le rock'n'roll est fait pour moi, tant qu'on se pique pas pour de vrai yeah yeah" scande-t-il joyeusement au milieu de la chanson. Il est subtil l'Adiboutchou! Il est alcoolo mais pas drogué. Voila qui rassure son public de jeunes pucelles et leurs parents par la même occasion.

Les chansons qui suivent sont consacrées à l'apologie de la violence ( Le Gang), de la décadence (perdus cette nuit), de l'anarchie (68), des putes (Dis moi, Houna,...) et du sexe (toutes les chansons). Au moins, il y à là tous les ingrédients de l'esprit rock: sex,drug and rock'n'roll. Enfin non, plutôt sex, violence,decadence,anarchy and tube.

Enfin niveau musical, on peut au pire sauver quelques chansons de cette platitude merdique:"68", parce que c'est la chanson qui bouge le plus; même si dans un autre contexte on aurait pu croire à une parodie du mouvement punk. "Le gang", parce que j'aime bien la mélodie; même si elle devient rapidement écoeurante. Et le dernier titre "BB Baise" parce que "baise moi cette nuit, mes ovaires sont prets". Et de plus, j'ai remarqué qu'ils ont utilisé exactement le même riff que le titre parodique "Punk" de Gorillaz; très amusant par ailleurs.

Allez ca suffit, je n'ai que trop souffert. On ne pourra plus sauver les BB Brunes. 7/20 (version objective) ou 1.5/20 (version subjective), à vous de choisir.

ps: allez sur http://www.myspace.com/bbbrunes

En tout cas je ferai parti de ceux qui leur jetterons des pavés au furia... en tout bien tout honneur.

http://www.deezer.com/#music/album/28836

_bb_brunes2

Posté par paranoid_android à 22:08 - Chroniques - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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