12 octobre 2007
Radiohead- In Rainbows

Depuis 2003, on attendait le nouveau Radiohead.
Entre temps, Thom Yorke avait sorti son premier album solo (voir chronique de The Eraser) et la tournée 2006 fut l'occasion de découvrir plein de nouvelles chansons... mais pourquoi trainaient-ils autant à le sortir?
Depuis le 10 octobre, il était disponible. Non pas dans les bacs, mais en version mp3 sur un unique site (voir le lien à la fin). Aussi peut-on se le procurer pour la somme que l'on veut. Le principe étant, d'après Jonny Greenwood,de fixer un prix selon ce que représente la musique dans sa vie. Moi, je l'ai acheté 6£.
Fait totalement nouveau, vraie ou fausse bonne idée? je ne vais pas entrer dans le débat. Il faut quand même savoir qu'en décembre sortira un coffret comprenant In rainbows en cd et deux vinyles de raretés et B-sides. Sinon, le cd In rainbows tout court sortira en 2008 dans tous les virgins ou fnacs... rassurez-vous donc, consommateurs!
Venons-en à la chronique de l'album.
Du point de vue des chansons, elles ne sont pas nouvelles. La plupart avaient été joué lors de la tournée 2006 (Nude, All I Need et Videotape fûrent jouées à Rock en Seine).C'est pourquoi je les avais déjà sur mon archos mais en son live pourri.
Ne vous scandalisez pas, le fait n'est pas nouveau chez Radiohead: ils font ca depuis la sortie de The Bends.
Qu'en est-il de l'esprit de l'album? Et bien c'est une sorte de mélange entre Amnesiac et Ok Computer ou Hail To The Thief. Pas de grosses surprises de ce côté là non plus. Je ne parle pas d'Amnesiac en tant qu'album cérébral, mais plutôt pour son ambiance fragile et froide omniprésente, il n'y a ici que très peu d'effets sur la voix de Thom Yorke, les machines ne se résument qu'en boites à rythmes et nappes de claviers.
Les chansons sont plutôt simples et courtes... néanmoins, toutes présentent une structure progressive: à partir d'un rythme de batterie ou de notes de guitare, la chanson se brode pour terminer dans un brouillard musical à effet "mur de son" splendide... c'est dans ce sens que je le compare à OK Computer, dans l'esprit de chansons comme Exit Music(For A Film) ou The Tourist.
Le style de l'album n'est donc pas nouveau. Ce qui est nouveau, par contre, c'est que le début d'album commence par des chansons "optimistes", aux mélodies joyeuses("15 Step" qui commence un peu comme Idioteque, "Bodysnatchers" à la rencontre d'Ok Computer et de Hail To The Thief). La suite de l'album sera bien plus sombre, et c'est là qu'on reconnait radiohead. "Nude" commence avec des choeurs et des cordes pour arriver sur une ligne de basse et sur le chant de Thom toujours aussi magnifique. Cette balade est sans doute la meilleure de l'album, parce que très Ok Computer, mais elle faisait partie des fonds de tiroir depuis pas mal de temps.
"Weird Fishes/Arpeggi": chanson progressive avec des arpèges en triolet, qui aurait eu sa place dans Amnesiac au côté d'un Knives Out.
"All I Need": chanson progressive, ambiance froide et fragile avec ses notes basses... toujours très Amnesiac.
"Faust Arp": courte, union de cordes et de guitare acoustique, ressemblant assez à A Wolf At The Door de Hail to The Thief; sauf qu'ici les cordes font plus penser à une chanson de Kid A comme How to Disappear Completly... le mélange de ces deux chansons majeures, mais très différentes, donne une chanson très belle et loin d'être anedoctique malgré sa courte durée.
"Reckoner": chanson assez sombre dans l'esprit de Hail To The Thief où la voix de Thom est surraigue. Je trouve que c'est l'une des perles de l'album (difficile de démarquer une chanson en particulier, surtout pour moi) et le pont est vraiment magnifique avec arrêt de la batterie et montées des cordes et des choeurs.
"House of Cards": chanson zen avec une guitare jazzy. Ce n'est pas ma préférée, mais elle a tout à fait sa place dans l'album.
"Jigsaw Falling Into Place": chanson représentant le mieux l'esprit d'In Rainbows et encore l'une des perles de l'album, le rythme est assez rapide et fait penser à un mélange entre 2+2=5 et Paranoid Android, tout ca dans une progression qui fait désirer une fin en explosion avec solo de fou à la Paranoid Android...mais le radiohead de 07 n'est plus le radiohead de 97, et c'est tant mieux qu'ils n'aient pas resucé leurs vieux classiques, qui aurait été une preuve d'abandon vis à vis de leur désir de renouveler sans cesse.
"Videotape": dernière chanson au piano qui cloture l'album d'une facon magistrale. Balade magnifique et mélancolique, du pur Radiohead et au mieux de sa forme.
Verdict?
On le savait avant la première écoute, In Rainbows n'invente rien, Radiohead n'innove plus en restant campé sur une sorte d'électro pop froide.
Néanmoins, ne pensez pas que l'album est dans la lignée d'un Hail to The Thief, sombre et spécial, qui se révélait , au fil des écoutes, n'être qu'une sorte de Best Of regroupant le rock éléctrique du début et l''univers épuré et froid de Kid A/Amnesiac.
Certes, chaque chanson a quelque chose de déjà entendu, mais ce déjà entendu est tout simplement la marque de fabrique de Radiohead. Quelque chose de jamais entendu ailleurs que chez eux.
Il n'y a pas non plus dans cet album une envie de retour en arrière: les guitares restent dans l'ensemble plutôt discrètes.
Je ne sais que dire, cet album m'a apporté beaucoup d'émotions que je retrouvais en écoutant mes albums préférés que sont Ok Computer et Kid A. Même si les chansons ne se révèlent jamais comme des hymnes comme l'étaient Paranoid Android ou Karma Police (pour ne parler que des plus célébres), on retrouve le talent de composition de Radiohead.
In Rainbows se révélera au fil des écoutes, j'en suis sûr, comme une oeuvre maîtresse de Radiohead au côté de Kid A et de Ok Computer. En tout cas, In Rainbows est cohérent, agréable, beau et magique.
(vous pensez bien que je ne peux noter un album de Radiohead)
http://www.inrainbows.com ( pas de problème pour le temps du téléchargement, je l'ai eu en 2 minutes)

11 octobre 2007
NIGHTWISH - Dark Passion Play

Il aura fallu trois ans à Nightwish pour sortir son album. Trois durant lesquels les choses ont bien changées. En effet, suite à des problèmes internes le groupe a décidé d’un commun accord l’éviction de Tarja Turunen, la chanteuse emblématique du combo.
Depuis ses débuts, le groupe a toujours été identifié à la voix exceptionnelle de Tarja. Aussi, continuer sans elle était un challenge sans précédent pour le groupe. On aura beau dire, remplacer un bassiste et un chanteur n’a pas le même impact…
Les rumeurs allaient bon train quand à sa remplaçante, des dizaines de noms étant été cités. Puis enfin, le groupe mit fin aux bavardages en annonçant sa nouvelle « frontwoman »: Anette Ozon, une illustre inconnue. Le premier single, Eva, publié sur internet dans la foulée a immédiatement répondu à la question que tout le monde se posait: que vaut-elle? Clone de Tarja ou nouvelle voix pour une nouvelle orientation? Si la chanson ne valait pas grand-chose, elle avait au moins le mérite de nous présenter une chanteuse au registre bien différent de Tarja. Si cette dernière était foncièrement lyrique, Anette a une voix plus conventionnelle et pop qui va sans aucun doute dérouter les fans de groupe.
Ceci étant dit, j’ai toujours été de ceux qui pense que Nightwish n’est pas indissociable de Tarja et que l’attrait de leur musique vient en grande partie des talents de composition de Tuomas Holopainen, claviériste et principal compositeur du groupe. Je n’abandonnerait donc certainement pas le groupe après cet incident et m’en vais chroniquer cet album sans l’idée de le détruire avant même de l’avoir écouté.
Ce petit dernier, Dark Passion Play de son nom, comporte 13 titre pour une durée totale de 75 minute environ ce qui en fait l’album le plus long des finlandais qui ont revu leurs ambitions à la hausse. Ils ont effectivement des choses à prouver et ne vont pas se laisser enterrer aussi vite. Car ne faisons pas durer le suspens plus longtemps, Dark Passion Play est un excellent album qui succède avec brio à un Once déjà exceptionnel. Et pourtant, les choses semblaient mal parties. Après un Eva peu convainquant, deux autres singles ont suivis: Amaranth et Bye Bye Beautiful. Deux titres sans aucun intérêt à mon sens. Le premier, sans être une merde infâme, n’apporte absolument rien et sonne tout simplement comme du Nightwish, Tuomas ne s’étant vraiment pas foulé. Ce titre répond sans aucun doute à la demande d’un single qui rassurerait les fans quand au son de leur groupe préféré: il n’a pas changé si on se fie a ce titre. Bye Bye Beautiful quand à lui est pour le coup un véritable étron musicale. Prenez le Wish I Had An Angel de Once, enlevez tous ce qui en faisait un bon titre et vous obtenez cette aberration.
Après ces trois single, la peur était au rendez-vous. Si le reste de l’album était du même tonneau, c’est bel et bien au devant d’une grosse déception que les fans allaient, et moi le premier.
Heureusement, comme je l’ai précisé plus haut, il n’en est rien et ces daubes seront à mettre au crédit de l’envie de promouvoir l’album.
Dark Passion Play est un album puissant, heavy, symphonique mais avant tout varié. Une variété qui me pousseront (une fois n’est pas coutume) à rédiger cette chronique de façon linéaire, à savoir chanson par chanson.
The Poet And The Pendulum: Première nouveauté et pas des moindres: c’est un titre épique de plus de 13 minutes qui ouvre l’album. Et quel titre! En l’espace d’une chanson, le groupe prouve que le départ de Tarja est loin de lui avoir été fatal et qu’il revient plus en forme que jamais! Un morceau magistral, ou les passages heavy côtoient les purs moment de folie lyrique ou l’orchestre fait des merveilles, le tout entrecoupé de break à faire pleurer. Du grand art! Ce seul titre justifie a mon sens l’achat de l’album (même si les trois dernières minutes sont dispensables).
Bye Bye Beautiful: Inutile de revenir sur ce titre foncièrement mauvais, tout a été dit. Seul point à ajouter, il est la première démonstration d’une des caractéristique de l’album: le chant clair de Marco, le bassiste, qui devient de plus en plus omniprésent. A raison à mon sens.
Amaranth: Même jugement, l’avis a déjà été exprimé: une redite, une utilisation dispensable d’une recette éculé.
Cadence Of Her Last Breath: Un titre un peu déroutant pour le groupe. Si la patte de Nightwish reste bien reconnaissable, cette chanson se rapproche pourtant très près de ce qui a pu se faire chez Within Temptation, le dernier album notamment. Si l’on peut reprocher au groupe un certain opportunisme d’avoir voulu se rapprocher de leur principal concurent le temps d’une chanson au vu du succès de leur dernière galette, on ne pourra en revanche rien dire sur la qualité de ce titre qui est une vrai réussite, la fin notamment absolument jouissive. La voix de Anette y fait des merveilles et on ne pense pas a Tarja en l’écoutant, la petite nouvelle assurant plus que bien son job.
Master Of Passion Greed: Encore une nouveauté. En effet, ce titre est non seulement un des plus heavy jamais composés par le groupe (pour notre plus grand plaisir!) mais il est de plus interprété intégralement par Marco! Un titre a vocaux exclusivement masculin risque d’en dérouter plus d’un et c’est pourtant l’un des meilleurs titres de la galette. Puissant et brutal, c’est la preuve que Nightwish sait également être convainquant en faisant parler la poudre.
Eva: Premier single et première déception. Un titre franchement bateaux et convenue qui est de plus enfoncé dans les abîmes de la banalité par le chant de Anette qui sonne vraiment déjà entendu. C’est d’ailleurs une limite de la chanteuse qui, si elle m’a amplement convaincu, reste affreusement banale dans les balades et n’arrive à la cheville de Tarja en ce qui concerne l’émotion. On comprend alors pourquoi le groupe a durci le ton…
Sahara: Un titre aux orchestrations grandiloquente du plus bel effet, basées sur des riffs inspirés et efficaces. Le refrain est une pure merveille et contrairement au titre précédent, le morceau doit sa réussite en grande partie au chant d’Anette incroyablement varié et accrocheur. Une autre réussite.
Whoever Brings The Night: Un titre composé par Emppu(le guitariste), fait assez rare pour être signalé. Fait unique en fait! Un titre a l’ambiance assez sombre qui présente quelques bons moments, notamment les chœurs, sans être franchement exceptionnel malgré les efforts d’ Anette dont le chant colle parfaitement à l’ambiance de la chanson.
For The Heart I Once Had: Un morceau assez rock dans l’esprit qui n’a franchement rien d’une réussite… Toute l’intro est navrante et quand enfin les guitares arrivent avec les orchestrations, la sauce ne prend jamais. Même si comparé Tarja est Anette peut paraître stupide tant leurs registres sont différents, il est cependant à noter que ce titre eut été supérieur chanté par l’ancienne vocaliste. Tout comme Eva, ce morceau prouve que la nouvelle vocaliste n’excelle pas dans les ballades. A retravailler pour la suite…
The Islander: Un titre très étonnant surtout après la déferlante de puissance des autres titres. Un morceau acoustique chanté par Marco (épaulé de temps en temps par Anette) très reposant et finalement très réussi! Une facette folk nouvelle pour le groupe qui, je l’espère, sera exploitée à nouveau dans le futur.
Last Of The Wilds: Si l’on croyait avoir fait le tour des nouveautés à ce stade de l’album voici un démenti de taille. Avec cet instrumental de plus de 5 minutes, Nightwish nous propose encore de l’inédit. Last Of The Wilds est un morceau à l’atmosphère celtiques très prononcée et s’inscrit dans la continuité parfaite du morceau précédent. Une excellente surprise même s’il aurait du se trouver plus haut sur la tracklist, sa place en fin d’album me semblant un peu étrange…
7 Days To The Wolves: Enfin voici LE hit de cet album! La chanson ultime que le public reprendra en cœur à tout les concerts! Si elle commence doucement, elle prend toute son ampleur lors du refrain absolument exceptionnel chanté par le duo Anette/Marco dont les voix s’accordent décidément parfaitement bien. Le break central est un pur moment de bonheur avant un final tout en puissance carrément jouissif.
Meadows Of Heaven: Il fallait le moment émotion pour clôturer l’album, c’est choses faite avec brio lors de ce Meadows Of Heaven. Pour la première fois du disque, la voix d’Anette ne dessert pas les moments calme et parvient même à véhiculer une véritable émotion. L’intro de la chanson est absolument magnifique, tout en retenue et sobriété. Le solo de guitare est inspiré bien que bref et agit comme une très bonne annonce au final grandiloquent où les vocalistes s’en donnent à cœur joie (de façon assez originale d’ailleurs!). Un très bon titre pour terminer l’album.
Malgré ses 75 minutes au compteurs, Dark Passion Play passe d’une traite et l’ennuie ne s’installe que très rarement, uniquement lors des deux ballades Eva/For The Heart I Once Had.
Anette passe avec succès le test et apparaît comme une remplaçante de choix à Tarja. Son timbre très différent apporte une fraîcheur qui semblait nécessaire au groupe pour aller de l’avant. Résultat: un album de très bonne qualité, pleins de nouveautés et de bonnes idées. Les quelques daubes qui parsèment le disque ne gâche en rien le plaisir de l’auditeur.
Enfin, Marco a finalement la place qu’il mérite au sein du groupe: sans être le chanteur principal, il est indéniable que sa voix exceptionnel est un atout de taille pour le combo qui, en l’exploitant au maximum sur cet album, s’est ouvert de nouveaux horizons.
Paradoxalement, en renonçant à ce qui en apparence faisait l’identité du groupe (sa chanteuse pour ceux qui suivraient pas), le groupe s’est liberé d’un carcan qui l’aurait poussé à stagner. Aujourd’hui, Nightwish est un groupe neuf qui a réussi à rester lui-même en se réinventant dans un contexte difficile et pour ça, je dis chapeau.
16/20
05 octobre 2007
Gojira-From Mars To Sirius

Je sais ce que vous vous dites: "incroyable!"
D'une je fais revivre le bon vieux blog qui marche pas, de deux je chronique un disque de métal.
J'avais envie de poster une chronique... n'y revenons plus.
Gojira est un groupe de métal français qui perce, assez pour que je le connaisse.
Son dernier album "From Mars To Sirius" est une perle . Déjà, il rompt avec l'habitude qu'ont pris les groupes de métal de faire des pochettes immondes et glauques, parfois en images de synthèse, ce qui ajoute une note de beaufitude à l'ensemble. La pochette de FMTS représente donc une baleine grise et deux planètes dans un décor très esthétique... bref rien à voir avec des albums de Marduk.
Le bon chroniqueur ne se contente pas de juger la qualité d'un groupe par la gueule de son album, mais enfin ca contribue à donner l'impression d'un groupe à part, qui ne se contente pas de faire du death comme un boeuf mais cherche aussi à faire ressortir une ambiance très particulière que l'on peut retrouver dans des albums d'un tout autre genre musical (j'y reviendrais).
C'est peut-être vite dit comme ca, mais ca se confirme dès la première écoute.
Gojira a l'habitude de faire des albums à thèmes, et on le remarque en voyant que les titres des chansons ont un rapport avec la pochette ("Flying Whales" par exemple). On a ici le sujet de la fragilité de la planète, sans doute représentée par la baleine, enfin j'en sais foutrement rien, mais ca m'a l'air très symbolique tout ca. Et puis le rapport entre la double étoile Sirius et la baleine est surement une histoire de constellation (la baleine étant une des constellations de Ptolémée et Sirius fait partie de la constellation du grand chien... j'ai fait ma petite recherche :D) et de mythologie.
Mars peut parfois se confondre avec les étoiles de la baleine, mouais il doit y avoir autre chose.
Et le rapport entre le rechauffement de la planète et Sirius? Et bien l'autre nom de Sirius est Canicula... marrant de trouver des rapports.
Revenons à la chronique de l'album, FMTS est surtout très réussi musicalement.
Bien sûr, il ne faut pas être allergique au style , mais enfin les merveilles de cet album ("Ocean Planet", "From The Sky","To Sirius" "Flying Whales","Global Warming", pour ne citer qu'eux) comportent des passages calmes et mélodiques qui étonneront, et permettront ainsi à l'album de ne pas contenir que du death métal (d'ailleurs je me demande si ce style est applicable à Gojira, je me demande aussi si ca se rapprocherait pas plus d'un mélange de death et de doom).
Il y a également des chansons courtes à l'ambiance très aériennes("Unicorn", "From Mars") rajoutant à l'album cette ambiance fragile et froide...
Néanmoins, certains titres de l'album sont aussi très brutaux et d'une lourdeur incroyable comme Backbone , The Heaviest Matter Of The Universe et In The Wilderness, ce qui crée un contraste intéressant.
L'album est ainsi bipolaire dans son style, tout comme Sirius (étoile bipolaire)... hum!
Donc, un album excellent. Le son est leché, dévoilant d'innombrables subtilités. Le groupe se révèle être composé d'excellents musiciens, ce qui est obligatoire dans ce style, qui sont aussi capable d'insufler un univers particulier en dehors du stéréotype du metal. C'est pourquoi on percevra une multitude d'influences ne venant pas forcément du métal, comme l'ambiance très Pink Floydienne(encore et toujours!) se dégageant des passages planants.
Tout simplement énorme. 19/20